Témoignages d'artificiers sur André GAUTIER :

De: MOUTON Didier <idi78@wanadoo.fr>
Date : jeudi 28 août 2003 12:55

C’est avec beaucoup de tristesse et de consternation que je viens d’apprendre le décès d’André Gauthier, il a été mon premier président des sous-officiers à la 753 eme compagnie de munitions de Rastatt. Sortant de Fontainebleau et affecté en Allemagne , en octobre 1966, j’ai été accueilli par l’Adjudant Chef Gautier qui a peaufiné ma formation de sous-officier pour ne pas dire « le dressage ». J’en garde un excellent souvenir et je suis fier d’avoir été sous sa coupe. Il était un bon guide et un excellent conseiller toujours à l’écoute (et plus) du jeune que j’étais alors. Il savait aussi canaliser les « excès » du capitaine PENSA le chef de corps de l’époque.

Un souvenir parmi d’autres : les murs (fragiles) de la baraque Filliod, abritant la salle de judo qu’il avait créé, portaient la marque de sa fougue et conservaient la trace de luttes fraternelles.

Je n’oublierai pas mon premier PSO, il m’a donné, d’emblée, une très bonne image des artificiers et, très certainement, a contribué à mon passage aussi long sous l’uniforme.

Au revoir mon camarade et guide des premiers pas, merci pour ta bonne humeur, ta gentillesse et ta fougue.


De: Louis ANTOINE <allou.antoine@cario.fr>
Date : jeudi 21 août 2003 20:03

Le Mail destiné à nos amis ART et concernant le Cne André GAUTIER m' a consterné et bouleversé. Le même jour, j'ai TPH à son domicile, à GABASTON, où j'ai récupéré les renseignements suivants : DCD le 17.08 à 3h du matin d'une fibrose pulmonaire. Obséques le lundi 18 AM . Beaucoup de monde mais aussi beaucoup d'absents qui auraient aimé être présents pour lui rendre un dernier hommage.
Je l'ai bien connu durant 6 années consécutives. Ils étaient deux frères, il était l'aîné. Le second était officier OT à la 730Cie Mu de kensingen à la même époque, lui, adjudant chef à la 753 Cie Mu de Rastatt. C'est le second, qui se trouve du côté d'Aubigné, où il a été chef du GGTMu. André GAUTIER. Dédé pour ses proches et ceux qui l'ont bien connu. J'étais un de ceux là. Notre première rencontre remonte à Octobre 1967 à Rastatt lors de ma première affectation. Il était adjudant, j'étais alors jeune Sous-Lieutenant frais émoulu de l'ESAM. Il était chef du dépôt d'armée n°57 et menait de main de maître son affaire. Moi qui n'avait fréquenté que des bancs d'école, j'étais enfin confronté aux vieux "grognards" qui avaient bourlingué en 39-45, l'Indo et l'AFN. Tous attandaient le jeune que j'étais et restaient attentifs à ses faux pas. Tous, sauf un, lui, Dédé, qui savait me mettre en garde contre mes élans intempestifs et les éventuels pièges tendus. Son domaine de prédilection, le "transit" et le "trou" n'avaient aucun secret pour lui. Les PB n'existaient pas tous avaient des solutions. Toujours volontaire, grand sportif et passionné de judo, il avait déjà ouvert une vraie salle dans l'enceinte de la 753 et dispensait des cours aux familles françaises. Il ne comptait pas son temps. Mes enfants ont profité de son dynamisme et de ses compétences.
Promu Officier rang il bouscule les traditions en étant le premier officier ART muté au groupement des forces françaises de Berlin, très écouté des grands chefs de Berlin de l'époque. Les dépôts du Templeoff et de Tegel n'avaient plus aucun secret pour lui.
Moi-même muté OM en 1973 je l'ai alors perdu de vue ; j'ai appris sa retraite dans sa région tant aimée, la concrétisation de ses projets, sa réussite dans sa seconde carrière, celle du judo...
J'ai loupé le coche , responsable du grand Sud-Ouest je m'étais promis de le contacter, je pensais encore avoir le temps. Sa mémoire restera gravée dans mon coeur.


De: JM PELLETIER <jmy.pelletier@free.fr>
Date : jeudi 21 août 2003 20:01

C'est avec beaucoup de tristesse que vous m'apprenez le décès d'André GAUTIER que j'ai bien connu et beaucoup apprécié dans les années 80, alors que je commandais le groupement de Camp de La Courtine, lui commandant celui de Sedzère à la même époque.
Outre l'excellent artificier qu'il était, unanimement reconnu par toute la profession, c'était un charmant camarade ,toujours prévenant et toujours présent lorsqu'on avait besoin de lui. De plus, comme l'indique la coupure de presse jointe à votre mail, c'était un grand judoka devant l'éternel et un pédagogue né, admiré et aimé des bataillons d'enfants à qui il a transmis son amour du sport.
Je suis sûr que là haut il ne pourra s'empêcher de continuer à en former quelques uns.......
C'était un exemple, dans de nombreux domaines, y compris dans la modestie!
Salut André, on ne t'oubliera pas.


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